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A.M.F.N. |
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Association
des Modélistes Ferroviaires de Nice
Alimentation
à décharge capacitive
pour
moteurs d'aiguille à solénoïde
Intérêt
des alimentations à décharge capacitive:
Les bobines de moteurs d'aiguilles
à impulsion (Peco, Jouef, etc) ne doivent pas rester sous tension
plus de quelques secondes, sous peine de surchauffe, puis de destruction,
sans compter les risques d'incendie.
De plus, dans le cas de moteurs
à forte consommation, tels que les anciens Peco ou les H&M,
la consommation des bobines est tellement élevée que si l'on
maintien le bouton de commande enfoncé, c'est le transformateur
qui se met "à genoux", et finit lui aussi par surchauffer.
D'où l'idée
(très ancienne) d'alimenter ces moteurs par la décharge d'un
condensateur, avec les avantages suivants:
-
impossibilité de griller
le moteur si l'opérateur laisse le doigt sur la commande, ou si
le bouton se coince,
-
possibilité de délivrer
des impulsions de courant importantes à partir d'un transformateur
de puissance réduite.
Exemples
de réalisation:
On pourrait avoir l'idée
d'utiliser simplement un condensateur et une résistance de charge,
mais dans un tel schéma la valeur de la résistance devrait
être:
- assez forte pour assurer
un courant de maintien minimum (lorsque l'on garde le bouton enfoncé),
- et assez faible pour assurer
une recharge rapide du condensateur lorsqu'on lâche le bouton.
Un tel compromis est impossible
à atteindre avec une simple résistance. Par contre, l'utilisation
d'un transistor, ou mieux, d'un darlington, rend la chose très simple.
Voici un schéma que
nous utilisons depuis des années:

Fonctionnement:
L'alimentation, unique pour
tout le réseau, figure sur la partie gauche du schéma. La
partie droite représente les bobines des moteurs d'aiguille, avec
leurs boutons de commande. L'ensemble est alimenté depuis la sortie
accessoires d'un transformateur pour trains.
C'est le condensateur C1
qui assure l'alimentation des moteurs: lorsqu'un bouton est enfoncé,
C1 se décharge dans la bobine correspondante à travers la
diode D1. D1 a pour effet de maintenir le darlington BD681 bloqué
tant que le bouton reste enfoncé. Lorsqu'on relâche le bouton,
le darlington redevient passant et recharge C1.
La résistance R1,
qui polarise le darlington pendant la recharge, limite le courant de maintien
autour de 10 à 20 mA. Une 1/4W suffit.
Le potentiomètre
ajustable P1 permet de régler la tension de commande à la
valeur souhaitée.
La valeur de C1 indiquée
ici correspond à des bobines à forte consommation, ou bien
au cas où l'on commande des bobines en parallèle. Elle peut
être réduite si l'on a que des bobines de consommation "raisonnable".
Le BD681 peut être
remplacé par n'importe quel darlington NPN: TIP120, BDX53C, etc.
Il n'est pas nécessaire de le munir d'un radiateur.
La réalisation d'un
circuit imprimé n'est pas indispensable, l'ensemble pouvant facilement
être monté sur un bout de Veroboard.
Variante:
Si l'on veut profiter au
maximum de la tension de sortie du transfo, on peut supprimer le potentiomètre
P1, comme sur le schéma ci-contre. |
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Exemple d'implémentation
du schéma ci-dessus sur un morceau de Veroboard.
Comme l'empreinte du condensateur
différe beaucoup suivant le modèle, celui-ci n'est pas monté
sur le circuit, mais disposé à l'extérieur. |
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