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A.M.F.N. | ![]() |
Le réseau est celui décrit par ailleurs sur ces pages. Certaines zones sont encore commandées par des pupitres classiques, mais la migration est prévue... pour un de ces jours!
Les différentes cartes d'électronique sont commandées par le PC à travers des circuits de décodage d'adresse à structure hiérarchique, ce qui est la solution la plus simple et la plus économique. Les cartes ont par conséquent une adresse fixe liée à leur position.
Chaque train qui roule est alimenté par une carte traction qui le "suit" de canton en canton. Cette commutation est réalisée par des sélecteurs téléphoniques (un sélecteur équivaut à 256 relais).
Lorsque le train stationne, l'alimentation est rendue disponible pour un autre train. On peut ainsi exploiter plus de trains qu'il n'y a d'alimentations, ce qui est intéressant sur un réseau en voie unique, où les trains passent plus de temps à attendre le croisement qu'à circuler effectivement.
Pour assurer la poursuite en cantons, ainsi que l'obéissance aux signaux, chaque canton comprends deux détecteurs d'occupation de voie: un pour la totalité du canton, utilisé pour le bloc-système, et un pour les vingt dernier centimètres. C'est ce dernier qui indique au PC que le train arrive au bout du canton, doit éventuellement obéir au signal (si on est en mode automatique), et va éventuellement quitter le canton pour pénétrer dans le suivant (si le signal est ouvert).
Derrière son
poste de commande mobile, l'opérateur ne sait pas quelles alimentations
sont utilisées, ni combien. Il ne s'intéresse qu'aux trains,
que ceux-ci soient en mouvement, à l'arrêt, ou en stationnement.
Il peut prendre
le contrôle d'un train, ou bien laisser le PC s'en occuper. Il peut
également commander les itinéraires, (ou les aiguilles individuellement)
et les plaques tournantes. Le poste de commande mobile affiche également
les messages de supervision en provenance du PC.
En fin de session, le logiciel calcule, à partir du nombre de parcours des cantons et de leur longueur, la distance totale parcourue. Des compteurs totalisent également le nombre de manoeuvre d'aiguilles et de franchissement de signaux. Ça ne sert strictement à rien, mais c'est impressionnant: depuis 1986, il y a eu 17866 manoeuvres d'aiguille et 35465 franchissements de signaux. Depuis mars 1992, les trains ont parcouru 15413m, soit 1340 km à l'échelle.
Carte de canton:
Cette carte contrôle 4 cantons. Elle comporte deux détecteurs d'occupation de voie par canton (pleine voie et section de fin de canton) et commande le sens de marche par les relais de droite. Les relais de gauche sont inutilisés.
Carte d'alimentation traction:
Cette carte comporte une alimentation traction à asservissement de vitesse ainsi que la bobine nécessaire à l'éclairage BF. Les convertisseurs numérique-analogique sont regroupés sur une seule carte indépendante pour simplifier la câblage et diminuer la sensibilité aux parasites.
Poste de commande mobile:
C'est un boîtier de 18x12x4 cm muni
d'un afficheur LCD à 4 lignes de 20 caractères, de 35 boutons,
de 40 LEDs, et d'un buzzer. Le tout est contrôlé par un microprocesseur
8751. La liaison avec le PC se fait en infra-rouge par l'interface série.
Sur la photo ci-contre on devine les LED
infra-rouge qui dépassent en haut et sur les cotés.
Ici, le poste mobile contrôle un train. Les LED en haut à droite indiquent le dernier signal rencontré par le train. On lit sur l'afficheur:
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TRA: train,
PLA: plaque tournante, ITI: itinéraire, AV: appareil de voie, PAR: paramètres, AGU: arrêt général d'urgence. |
0-9: clavier pour composer
le numéro des trains, des itinéraires, etc, ANN: annulation, OK: confirmation. |
MAX: vitesse maximum autorisée,
RAL: vitesse de ralenti, ARD: arrêt différé (au prochain signal), ARI: arrêt immédiat, MAN: mode manuel, GAR: mode manoeuvre, ART: arrêt total, DEC: déconnexion. |
ECL: éclairage (arrêt/marche),
FR: franchissement d'un signal
<->: sens de parcours, MAJ: mise à jour du
poste (suite
+ et -: plus vite et moins vite. |
La photo ci-contre montre différents
affichages:
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Sur la photo ci-contre, le poste mobile
contrôle une plaque tournante.
L'afficheur indique le nom de la plaque ("HOm"), et sa position actuelle ("voie 3 en entrée"). L'opérateur n'a plus qu'à composer sur le clavier le numéro de la voie de destination désirée. |
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Elle se fait par
une carte à microprocesseur 8751 qui peut commander jusqu'à
8 plaques (mais pas en même temps).
Comme pour le poste
de commande mobile, la PROM du 8751 ne contient qu'un moniteur permettant
de communiquer avec un PC par l'interface série. Le programme opérationnel
est alors téléchargé dans une mémoire vive
conservée par une pile. De la sorte la mise au point est grandement
facilitée (comme avec un "ICE"), et l'on a jamais besoin de programmer
de PROM. Le moniteur n'est autre que celui proposé par Elektor en
avril 1991 pour leur carte SIMCAD. Seule modification: dans le cas du poste
mobile, la vitesse de l'interface série a été réduite
à 600 bits/s, infra-rouge oblige.
Un
sélecteur téléphonique (par curiosité):
Sélecteur à maintien mécanique
utilisé dans certains centraux téléphoniques des années
60: la commande était déjà informatisée, mais
le réseau encore électromécanique.
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