| A.M.F.N. |
| Cet exemple est pris sur un
petit réseau d'exposition HOe, au fonctionnement tout automatique:
deux trains évoluent simultanément, dont l'un en va-et-vient,
et se commandent réciproquement.
L'automatisation est réalisé au moyen de trois relais bistables Jouef, commandés par le biais de coupures dans la voie, et installés dans les coulisses. |
![]() |
| Pour commander les relais bistables, une
petite longueur de rail (environ 2 cm) est isolée de ses voisines
et câblée comme indiqué ci-contre (le câblage
des contacts n'est pas indiqué sur ce schéma).
Ce schéma est un parfait exemple de câblage en "split-potential". |
![]() |
Trois points importants sont à noter:
| Sur cette photo, les sections isolées
sont câblées avec du fis bleu et shuntées par du fil
rouge.
Le câblage n'est sans doute pas un modèle, mais fonctionne sans problème depuis vingt ans. |
![]() |
Réalisation
de détecteurs à coupure sans couper la voie:
Sur le principe des détecteurs
à coupure de voie ci-dessus, il est possible de réaliser
des détecteurs sans couper la voie, avec simplement du papier d'aluminium
et du ruban adhésif double face. Ce n'est certes pas une méthode
valable à très long terme, encore que l'un de nos réseaux
ait fonctionné comme cela quelques années, mais cela permet
de tester facilement les automatismes, et de déterminer la position
optimum des coupures avant de les faire réellement.
Pour ce qui est du papier d'aluminium, celui qui entoure le chocolat est parfait (l'aluminium ménager est inutilement épais).
En ce qui concerne le ruban adhésif
double face, il faut choisir un modèle très fin comme on
en utilise en papeterie (par exemple, du Scotch, en 19 mm de large), et
surtout pas un ruban épais comme ceux qui servent à coller
les moquettes. L'idéal est de trouver un ruban revêtu d'un
film protecteur, mais il semble que ce produit ait maintenant disparu du
marché.
Réalisation:
| Coller le ruban adhésif sur l'aluminium,
puis recouper celui-ci pour obtenir un ruban alu autocollant.
Appliquer ensuite l'ensemble sur le rail en suivant bien le contour, de façon à éviter toute surépaisseur. Le fil de prise de courant est simplement coincé enroulé dans la partie du ruban qui dépasse à l'extérieur de la voie. |
![]() |
Détecteur
à ILS:
L'Interrupteur à Lames Souples
(ILS) permet de réaliser très simplement des détecteurs
de passage.
La seule contrainte est la nécessité
de coller un ou plusieurs aimants sous le matériel qui doit actionner
les détecteurs.
| L'ILS le plus simple est constitué
d'une ampoule de verre contenant deux petits contacts souples, qui, sous
l'effet d'un champ magnétique, se collent l'un à l'autre,
fermant ainsi le circuit électrique comme le contact "travail" d'un
relais classique.
Il existe aussi des ILS à trois contacts, équivalents à l'inverseur "repos+travail" d'un relais classique, mais ils ne présentent guère d'intérêt pour nous. La photo ci-contre montre quelques modèles d'ILS. |
![]() |
| Notre préférence va aux ILS Roco, extrêmement discrets, puisqu'ils se logent à l'intérieur d'une traverse creuse (fournie avec l'ILS). Photo ci-contre. | ![]() |
Installation
et utilisation:
L'installation ne pose vraiment aucun
problème. Il suffit d'y procéder avant ballastage de la voie.
L'ILS s'utilise ensuite comme un simple contact qui se ferme au passage
des véhicules équipés d'un aimant.
Du point de vue de l'utilisation, deux
points méritent d'être mentionnés:
1: le courant maximum admissible dans
un ILS est assez faible. Il ne faut pas les utiliser pour commander des
accessoires gros consommateurs de courant (par exemple des moteurs d'aiguille
Peco ancien modèle), surtout lorsque ceux-ci sont inductifs (bobines).
2: l'ILS ne se fermant que fugitivement
au passage du train, il faut s'assurer que ce temps de fermeture est suffisant
pour que la fonction correspondante soit remplie convenablement. Par exemple,
un TGV HO lancé à pleine vitesse ne fermera un ILS que pendant
10 à 20 millisecondes. En cas de problème, il faut adjoindre
à l'ILS un dispositif électronique d'élargissement
de l'impulsion (monostable).
Equipement
des locos:
C'est là le point le plus délicat:
les infrastructures réalistes des locos actuelles ne se prêtent
pas tellement à l'installation d'un aimant n'importe où sous
le châssis. On est parfois amené à supprimer une partie
de la tringlerie de frein, ou de la suspension.
Exemple de réalisation:
| Sur son réseau, un de nos membre utilise un ILS pour arrêter avec précision les locomotives au centre du pont tournant du dépôt. L'ILS est installé exactement au milieu du pont. | ![]() |

Détecteurs
à capteurs à effet Hall:
Les capteurs à effet Hall sont
des capteurs sensibles au champ magnétique, comme les ILS. Il faut
donc équiper les véhicules d'aimants.
Ils se présentent sous forme de
tout petits circuits intégrés à 3 ou 4 pattes: deux
pour l'alimentation, et une ou deux sorties. En général ils
sont compatibles TTL, et les sorties sont à collecteur ouvert.
On peut se les procurer chez les fournisseurs
de composants électroniques, ou bien en récupérer
dans certains anciens claviers informatiques des années 70 (reconnaissables
à leur absence de "clic" lorsque l'on appuie sur les touches). C'est
d'ailleurs là leur principal intérêt, car s'il faut
les acheter en magasin, ils ne présentent guère d'avantages
par rapport aux ILS.
L'un de nos membres utilise de tels capteurs
sur son réseau pour déclencher des bruitages au passage du
train.
Détecteurs
photo-électriques:
Les détecteurs photo-électriques
peuvent être du type à coupure de faisceau ou à réflexion.
Dans les deux cas la principale difficulté
consiste à s'affranchir de la lumière parasite (naturelle
ou artificielle). Par ailleurs ces détecteurs sont plus difficile
à cacher que les détecteurs à coupure de voie ou magnétiques,
et nous avons parfois renoncé à les utiliser pour de simples
raisons d'esthétique.
Détecteurs
à coupure de faisceau:
Nos expériences en la matière
nous ont conduit à un système composé d'un "illuminateur"
infra-rouge, situé à environ 1,50 m au dessus du réseau
(c'est-à-dire au plafond), et de détecteurs situés
sous les voies et recevant la lumière par une fibre optique de 1
mm passant entre les traverses.
Pour s'affranchir de la lumière
parasite, l'infra-rouge est doublement modulé (haché) lors
de l'émission. Comme plusieurs illuminateurs sont nécessaires
pour couvrir la totalité du réseau, ils sont pilotés
par un générateur unique, pour ne pas se brouiller les uns
les autres.
La complexité de la réalisation
fait que nous ne recommandons pas ce système, et que nous n'en publions
pas les schémas. Les personnes intéressées peuvent
cependant nous en faire la demande.
Détecteurs
à réflexion:
Du fait de la distance plus faible entre
émetteur et récepteur, les détecteurs à réflexion
sont moins sensibles à la lumière parasite, et l'on
peut même se passer de moduler l'infra-rouge. Les revues spécialisées
ont publié de nombreux schémas de tels détecteurs.
| pages techniques | page précédente |